Cinq paroisses s’unissent. Exprimez-vous!

Imprimer

67BB3048-7D51-49EE-AA90-B2E235A50645.jpeg

Lundi 27 septembre 2021, les présidents et trésoriers des paroisses de Compesières, Carouge, Troinex, Veyrier et Acacias ont adopté le projet de statuts de l’Unité pastorale Carouge Salève Acacias (UP CSA), créée par décision de notre évêque le 15 décembre 2020. Ces statuts sont mis ici en consultation auprès de 1200 catholiques de la paroisse de Compesières.  (Cliquer sur le lien pour télécharger le projet)

A l’issue de cette consultation, le conseil de paroisse devra, d’ici au 22 octobre, valider les statuts de l’UP et désigner deux paroissiens à l’assemblée des délégués de l’UP et un paroissien au comité de gestion. Une assemblée générale de l’assemblée des délégués est d’ores et déjà fixée le 8 novembre à 18h à Compesières. 

Nous attendons vos remarques d’ici au 15 octobre, soit à l’adresse du président soit en publiant un commentaire sous cette note. Les paroissien.ne.s intéressé.e.s à devenir délégué.e.s de notre paroisse ou à participer au conseil de gestion de l’UP peuvent faire acte de candidature en envoyant une lettre de motivation avant le 15 octobre.

Pourquoi regrouper cinq paroisses dans une unité pastorale?

1) Parce que l’église de Genève, comme les églises de toute l’Europe, manque de prêtres. Or le prêtre reste, dans la tradition catholique, le seul à pouvoir présider au sacrement de l’eucharistie qui est le sommet de la messe. Aujourd’hui, l’UP Carouge Salève Acacias dispose d’un prêtre à plein temps et d’un prêtre à la retraite à mi-temps.

Un prêtre et demi pour 18’970 catholiques!

2) Parce que la pratique des catholiques s’est effondrée et que, à l’exception de quelques paroisses de ville, les assemblées sont clairsemées et vieillissantes. 

18’970 catholiques dans l’UP Carouge Salève Acacias mais moins de 500 pratiquants réguliers. 

En 2005, la paroisse de Compesières a été regroupée, sans logique historique ni géographique, avec Troinex et Veyrier au sein de l’Unité pastorale Salève, cassant au passage les relations œcuméniques entretenues avec la paroisse protestante de Plan-les-Ouatess qui s’étend sur les communes de Bardonnex et Perly.  

Nous ne sommes pas les premiers ni les derniers à devoir regrouper nos forces pastorales. Tous les cantons connaissent des Unités pastorales de dix, quinze paroisses, voire plus. En France voisine, la paroisse de SaintJulien-en-Genevois regroupe 14 communautés du Salève au Vuache. 

A Genève, les prêtres et les assistants pastoraux sont salariés de l’église catholique de Genève. Tous les autres frais de la pastorale, l’entretien des églises, des salles de réunion et le fonctionnement administratif, ainsi que le logement des prêtres sont à la charge des paroisses dont la gestion des biens est précisément destinée à cette fin.

C’est pour financer la partie commune de ces charges que la création de l’association de l’UP CSA est nécessaire. 

Augure-t-elle d’une fusion complète des paroisses, c’est-à-dire d’une mise en commun des patrimoines de chaque paroisse? Le sujet est tabou. L’évoquer vaut à l’audacieux des froncements de sourcils. Même l’idée de comptes consolidés à la manière d’une holding paraît saugrenue… 

Et la foi dans tout ça? A-t-on besoin d’églises pour sauver son âme, prier Dieu et croire en lui?

Oui, car la foi en Dieu n’est pas une affaire personnel. Le peuple juif dont nous sommes les héritiers s’est constitué en nation dont la Bible conte les pérégrinations et égarements. Les Églises sont des institutions analogues, nécessaires, même si, parfois, elles sont des obstacles à la foi et le comportement de certains de ses clercs et le silence des autres peuvent ébranler les plus fervents de leurs fidèles. 

 

Les commentaires sont fermés.