Répondre au questionnaire de François

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L’Eglise catholique romaine est la principale église du monde. Elle plonge ses racines dans l’injonction de Jésus à son ami Pierre: « Sur cette pierre, je bâtirai mon église ». Le Christ pensait-il aux églises romanes, aux cathédrales gothiques, aux innombrables chapelles et églises paroissiales dont le clocher sonne les heures depuis des siècles et appelle à la prière? Qui sait? N’avait-il pas plutôt en tête des communautés de simples péquins, de cabossés de la vie, de marcheurs mus par les questions du genre où cours-je, dans quel état j’erre? Et encore: pourquoi la vie, pourquoi la mort, pourquoi la souffrance… et toutes ces questions existentielles?

La division très vite, la diversité des compréhensions et des mises en oeuvre des paroles de Jésus - Dieu fait homme, issu d’un peuple élu, lui-même divisé - eurent tôt fait de produire diverses églises, divers rituels, diverses façons de croire, divers dogmes. Et parmi les fidèles, des plus zélés et des plus savants eurent tôt fait d’oublier l’exemple du maître qui lave les pieds de ses disciples.

Bref, les églises du Christ eurent tôt fait de devenir des caricatures, des images déformées de leur créateur. 

Il y a évidemment d’admirables et de nombreuses exceptions - de simples croyants, mais aussi bien des religieux, beaucoup d’inconnus, quelques-uns faits saintes et saints - qui, grâce Dieu, ont vécu et vivent des vies de don de soi, ont semé et sèment des graines d’amour et de paix dans le vaste monde. 

Bref, malgré ses errements, malgré ses erreurs et ses fautes, bon nombre d’églises sont toujours là - la catholique romaine aussi - qui continuent d'annoncer la même bonne nouvelle d’un Christ ressuscité. C’est que, malgré tout, ces églises ont su se réformer, se faire humble, se ressourcer. Le monde d'aujourd'hui les, nous sollicite très vivement.

A la réforme, François s’emploie, à son tour, depuis le début de son pontificat, ce qui ne manque pas de faire apparaître au grand jour les résistances qui travaillaient dans l'ombre. 

Le pape a lancé beaucoup de chantiers: sur l’environnement - Laudato Si -, la solidarité - Fratelli tuti. Le voilà qu’il nous interpelle directement, nous les simples croyants, à propos de la gouvernance même de l’église.

La démarche se veut participative. Compte tenu du milliard de catholiques impliqué, elle sera longue.  Elle a officiellement démarré le 10 octobre à Rome et le 17 octobre dans les diocèses suisses.

Au niveau de notre paroisse de Compesières, le projet n’a pas encore trouvé de relais. Le temps presse pourtant. La première consultation se termine fin novembre. Ensuite, nos avis seront étudiés à tous les étages jusqu’à revenir à Rome, en automne 2023. Les résultats de ce long et foisonnant travail donneront-elles lieu à de nouveaux engagements, à de nouvelles responsabilités des simples croyants? 

Qui à Compesières voudra bien répondre à l’appel de François? On en parle si vous les voulez bien le 7 novembre prochain au cours de l’apéro qui suit la messe.

En attendant, consulter le dossier Sur le chemin du Synode, dressé par cath-ch, le service de presse de la conférence des évêques suisses. Et pour les plus courageux, lisez le document préparatoire à ce parcours de réforme.

En plus simple, on peut télécharger ce résumé proposé par le quotidien français La Croix.

 

 

Commentaires

  • Je suis d'accord que l'on aborde ce cheminement (oh combien important) que nous propose le Pape François le 7 novembre mais pour gagner du temps il faudrait qu'une grande partie de la communauté de notre Unité Pastorale Le Salève reçoive au moins le document:
    "synode: le questionnaire du pape à tous les catholiques"
    Afin d'aborder le plus rapidement possible comment continuer la réflexion et arriver à la formulation par écrit du résultat de la réflexion commune.

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